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Pourquoi je n’aurai plus d’enfant, ou comment comprendre les femmes qui désirent ne pas être mère

À la question : « Quel a été ton plus grand accomplissement dans ta vie vie, Maya? – Je te répondrai, sans aucune hésitation et viscéralement, mes filles. Mes deux enfants. » Pourtant, rien que le fait de penser qu’un jour je pourrais en avoir un troisième, je fais de l’anxiété généralisée.

Je ne veux plus d’enfant. Je n’en veux plus. Je n’éprouve aucune nostalgie quand je vois des familles avec des poupons, je n’envie aucune bedaine de femme enceinte (bien au contrainte!), pousser une carrosse ne me manque pas et parler en langage de bébé… j’en suis à des années lumière.

Je ne veux pas de troisième enfant, pour plein de raisons. D’abord, j’en ai deux. Je pense avoir fait largement ma part de citoyenne de l’Humanité en donnant naissance à ces magnifiques créatures qui, j’espère, changeront quelque chose dans notre société, et seront dévouées à leurs prochains.

Puis, en toute honnêteté, j’ai hésité longtemps à avoir des enfants. Plus jeune, j’étais ambitieuse et je voulais me concentrer exclusivement sur ma carrière. Je voyais mal comment je pouvais concilier mes objectifs avec une maternité. Je me visualisais plutôt adopter des enfants quand mes plans de vie se seraient stabilisés, et surtout, si ça adonnait. La maternité pour moi n’avait jamais été un absolu. Mais finalement, mon « horloge biologique s’est mise à tinter » et j’ai eu mes filles (ça je te l’expliquerai dans un autre article!).

J’ai rapidement compris, féministe jusqu’aux pores de ma peau que je suis, que l’instinct maternel est une puissante construction sociale. Décoloniser son corps, c’est aussi s’arracher de la pression sociale de faire (encore) des enfants, super présente dans notre environnement social. Si forte, qu’elle fait culpabiliser à mort les femmes qui ne désirent pas être mère. Parce que, oui, il y a beaucoup de femmes qui ne veulent pas d’enfant; et tu sais quoi, c’est leur choix qu’on va entendre et respecter.

Le choix de non-maternité ou le concept de child-free ne s’exprime pas comme une notion monolithique, tu as autant d’explications que de recettes de couscous en Afrique du Nord. Chacune a sa raison de ne pas vouloir d’enfant, et il n’y a pas de problèmes avec ça. En fait, le problème, ce sont les autres. Les matantes dans les soupers familiaux à la traditionnelle réflexion : « de toute façon, t’es juste une égoïste de ne pas vouloir d’enfant », au regard de pitié de tes meilleures amies devenues mamans qui spécifient : « tu ne sais pas ce que tu manques », en passant par le chauffeur de taxi qui te garantit que si tu te maries avec un gars de chez lui ça va te faire changer d’avis!

Mille et unes raisons sont envisageables quand tu ne veux pas d’enfant. Tu peux : ne pas aimer les enfants, ne pas vouloir de filiation descendante, vouloir te concentrer sur ta carrière, ne pas ressentir le besoin de porter un bébé dans ton ventre, ou tout simplement, ne pas en avoir envie. Ne pas avoir d’enfant, ne signifie pas que tu es une demi-femme ou une demi-personne. C’est un CHOIX personnel qui ne regarde juste que celle qui est concernée.

Un jour, si je trouve quelqu’un (à un moment donné), je ne veux pas voir d’enfant avec. Je ne suis même pas prête à rencontrer une personne qui en a, pour qu’on recompose une famille que je ne souhaite pas. Je ne veux pas qu’on m’impose d’enfants, car, pour ma part, je n’impose les miens à personne. Je ne désire pas être une belle-mère et vis-et-versa. Ce n’est pas que je n’aime pas les enfants, je ne tiens tout simplement plus à vivre l’expérience du maternage, cette période d’au moins 10 ans de ta vie qui est consacrée aux soins et à l’éducation de ta progéniture. Je suis arrivée au bout du parcours de mon expérience.

Mes filles m’ont récemment avouée qu’elles ne souhaitaient pas avoir un petit frère ou une petite sœur, sans que j’ai à leur poser la question. Elles sont heureuses d’être toutes les deux et n’expriment pas la volonté de catiner un nouveau bébé. Si elles m’avaient demandée, j’aurais réfléchi à leur requête. Parce que je les aime. Mais force est de constater que j’aurais dit non et je leur aurais expliqué. Connaissant assez bien mes enfants; elles auraient compris et accepté ma décision.

Pensez-vous que j’aime moins mes enfants parce que j’ai songé à ne pas en avoir? À votre avis!

C’est parce que je les aime trop que je n’en veux plus, me dédier totalement à elles, les éduquer, les amener vers la curiosité, les accepter dans leur créativité, être à fond pour elles. Elles sont entourées, choyées et gâtées par nos familles, nos amies qui, pour certaines d’entre elles, ne veulent pas d’enfant, et trouvant en Salomé et en Léo un amour inconditionnel, comparable à celui d’une tata et ses nièces!

Le jour viendra où à leur tour mes filles auront à faire le choix de la maternité ou non. Je serai là pour les accompagner, peu importe si elles décident d’être mère ou pas. Ce qui est primordial pour moi, c’est qu’elles soient confortables avec leur choix. C’est juste ça qui compte, finalement.

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