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Le Bonheur ne vaut la peine que s’il est partagé par tous

Nous sommes conscients de notre existence, car c’est l’interaction avec autrui qui nous donne cette chance-là.

L’individu est un être composé d’au moins trois strates à sa condition : la physiologique (ou le corps), la psychologique (tête et émotions) et la sociale. J’enseigne à mes étudiants de première année ces éléments de base sociologiques.

Une société est une série d’expériences d’échanges interindividuels organisée en structures sociales qui garantissent un minimum de cohésion. Pour dire ça plus simplement, on contrôle pour ne pas vivre dans un espace anarchique. Une société ne peut exister sans individu, ça semble être logique, n’est-ce pas?

J’enseigne aussi à mes étudiants que l’un de nos langages communs, ce sont les normes. Les consignes, les règles. Celles qui sont imposées, les coercitives, en ce moment, par notre gouvernement.

Confinement

Stop

Pas le droit de sortir

De se rassembler

Tous coincer dans nos maisons.

Mais tu fais ça pour protéger les autres, car dans notre société, on a aussi des valeurs. On les définit comme une conception de la vie qui aspire vers un idéal. Et notre solidarité à l’égard des uns et des autres, en est un exemple. On va protéger tout le monde sans exception. Chaque personne est indispensable à la construction sociale de notre environnement.

On est socialisé dès notre plus jeune âge à vivre ensemble, parce que c’est notre survie qui en dépend. Et de ce fait, l’affirmation de mon existence est là grâce au regard qu’Autrui pose sur moi, « J’ai conscience de mon existence, car c’est toi qui me le rappelle constamment ».

En ce temps de confinement, il nous reste seulement le regard posé de nos très proches et le regard des Internet. On est privé de l’énergie physique que la rencontre en chair et en os nous offre. Celle qui, à mon humble avis, demeure la plus indispensable. Les rassemblements, les événements, les concerts, les sorties au cinéma. Donc, on survit socialement en ce moment.

Je réalise avec les années que l’appartenance sociale ne se vit pas de manière monolithique. Il existe des personnes qui aiment plus ou moins se mélanger avec les autres, d’autres qui paniquent à l’idée de rester seul. Puis d’autres qui vont se laisser porter par le flow.

Mais, je m’entends pour dire que nos expériences sont telles c’est parce qu’elles ont pour témoin l’Autre qui valide notre existence. Je crois sincèrement qu’il, si hostile qu’il puisse paraître certaines fois, est indispensable à mon bien-être individuel et collectif. Son regard sur moi donne un sens à ma vie.

Je ne sais pas pour vous, mais l’énergie du collectif me manque. On a beau dire « l’enfer c’est les autres », je pense qu’après plusieurs mois de vie en solitaire sur le sofa de nos îles désertes, l’addiction à la rencontre débordera de tous nos pores.

Le Bonheur (ce idéal de vie vers lequel nous aspirons) ne vaut la peine que s’il est partagé par tous. Car tous, c’est toi, c’est moi, c’est vous, c’est elles/ils, c’est illes, c’est eilles…

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