Mon virage vers la Green Beauty : comme une holistique décolonisation

Depuis quelques temps déjà, je vous ai graduellement parlé sur Instagram de ma transition vers l’univers des cosmétiques naturelles et biologiques, ce qu’on appelle aussi, la Green Beauty.

Mon virage ne changera peut-être le monde, mais il représente à mes yeux une étape supplémentaire à ma décolonisation et à mon émancipation.

Dorénavant, je choisis mes cosmétiques.

Je les veux, éthiques, durables et responsables, parce que ce sont des valeurs auxquelles j’aspire. Elles doivent être uniquement composés d’ingrédients naturels ou/et biologiques.

Se faire belle est censé être un jeu de rôle social avec toutes les fonctions qui l’habite, et c’est supposé apporter du plaisir à la vie. Mais avec l’industrie des cosmétiques conventionnelles, à chaque fois qu’on utilise leurs produits, on suspend au-dessus de nos têtes une épée de Damoclès prête à faire tomber son couperet.

Je ne veux plus que l’acte de me maquiller devienne une conduite à risque. Je n’ai pas à hypothéquer ma santé pour rentrer dans les standards médiatiques, très souvent dirigés par des hommes blancs intolérants.

Je n’ai pas à me tartiner dessus moi la poubelle et les déchets de l’industrie pétrolière.

Je n’ai pas à me mettre de la colle, des peintures toxiques, de la javel et de l’ammoniaque sur la face et sur le corps.

Pour ma part, j’arrête ici l’utilisation de ces produits aux noms d’ingrédients imprononçables.

Chronologie de ma transition vers la Green Beauty

J’ai toujours pratiqué la Green Beauty, quand j’y réfléchis bien. Lorsque j’étais enfant, ma mère n’était pas adepte des produits cosmétiques qu’on achetait au supermarché. Elle les trouvait trop parfumés, asséchants pour sa peau. Donc elle nous imposait à la maison l’utilisation du savon de Marseille, le gant de crin et le savon noirs marocains, l’huile d’olive et le ghassoul. Elle se maquillait principalement qu’avec du khôl puisé à même la petite fiole sculptée dans le bois et décorée de symboles amazigh.

Lorsque je suis devenue adolescente et adulte, j’ai découvert l’univers fantastique et inépuisable des petits pots en tout genre, dont j’ai usé et abusé pas à peu près. J’ai toujours adoré toutes les possibilités que le maquillage offre. C’est une capacité sociale de revêtir un masque pour diversifier nos expériences. Je me maquille, je deviens la professeure qui enseigne devant ses étudiants, je me maquille, je peux sortir pour aller danser, je me maquille, je peux rencontrer du monde et échanger mes idées. Je me maquille et j’offre une image respectée de ce que je veux socialement.

Puis, par mon éternelle curiosité d’être, j’ai commencé à me poser des questions sur la surconsommation d’emballages et sur les listes d’ingrédients qui composent tout ce qui rentre dans notre corps. Ça autour de 2006.

La première initiative « verte » que j’ai prise au début des années 2000 est de passer aux produits d’entretien ménagers en vrac et naturels. J’allais faire mes achats à la Coop de la Maison verte et j’utilisais de vieux contenants recyclés. Je continue toujours à le faire, sauf que mes contenants sont plus jolis à ce jour!

Depuis lors, j’ai toujours pratiqué à temps partiel l’achat et l’utilisation de produits d’entretien et de beauté responsables. Et j’en fabrique même, comme le lave-vitre ou ma crème pour le corps. Mes bébés ont porté des couches lavables. Mais tout ça en complément d’habitudes d’achats conventionnels.

Dans ma salle de bain, on trouvait toujours du beurre de karité acheté en vrac, à côté d’un produit de beauté que je recevais à essayer de la part des agences de PR.

Puis, après le constat que tous les tests de produits conventionnels me donnaient des boutons, agressaient ma peau (et le reste), j’ai décidé d’arrêter de les utiliser. Je ne pouvais plus continuer à la maltraiter.

Nouveau départ

Le nouveau départ a commencé simplement, avec de l’huile de coco pour se démaquiller et de l’huile de jojoba en guise de soin du visage et des cheveux. J’ai utilisé (et j’utilise encore) de l’eau de rose que j’avais dans mon garde-manger pour m’asperger le visage. Et au bout de quelques jours, ma peau allait mieux.

Rapidement, j’ai voulu aussi refaire ma trousse à maquillage quotidienne. Avec la plus grande chance, la plupart de mes produits finissaient, je les ai donc remplacés par des produits naturels, bios et responsables. J’en suis plus que ravie.

Après tout ce temps à explorer et à tester de nouvelles possibilités, je m’engage à partager avec vous mes trouvailles et mes bons plans en matière de beauté green. Je continue à le répéter, je ne suis pas une bloggeuse beauté, je suis une bloggeuse qui encourage les femmes à prendre le contrôle de leur vie et à s’émanciper. Je pense que la décolonisation passe le message politique de s’arracher de toutes formes de diktat. Et toutes les sphères qui sont présentes dans le quotidien d’une femme doivent refléter le symbole de la liberté et de son choix personnel et éclairé.

Ce n’est pas juste du rouge à lèvres que tu mets sur ta bouche, c’est la sensation de pouvoir que ça peut te donner. De jouer avec les règles sociales, d’exposer ta confiance en toi. Ce n’est pas une crème que tu appliques sur ton visage, c’est le soin et la considération que tu apportes à ton corps, en le respectant et en lui donnant le meilleur.

Je m’engage aussi à vous sensibiliser au Green Washing, ce charlatanisme qui te fait payer le prix fort de la tricherie, ainsi qu’à vous proposer toutes les alternatives naturelles; je serai ouverte aux efforts proposés par tous. En considérant tous les budgets, bien sûr. L’ouverture d’esprit sera le leitmotiv de ce nouveau voyage!

Je vais mettre de l’avant nos marques locales, qui ont bien souvent à leur tête une femme comme cheffe d’entreprise. Inclusion, la diversité et l’afro-descendance seront mes priorités.

C’est avec des paillettes plein les yeux que j’ai fait ce « coming-out » cosmétique! J’espère que cela pourra vous aider et vous encourager vers des choix qui ressemblent à vos valeurs. Je suis toujours là pour répondre à vos questions et vous aider au besoin.

Alors, on reste connecté que ce soit sur le blog ou sur Instagram. Je vous bizoute,

Myriam/Maya

6 Comments

  • Tamara dit :

    Vraiment un beau visage à prendre. On le voit tout de suite sur sa peau quand on utilise des produits plus naturels 💚

    • Hygge dit :

      Merci beaucoup et oui, l’amélioration commence par les soins de base. La peau est plus belle et le résultat est magique!!

  • Samah dit :

    J’admire ton virage vers ce type de cosmétiques plus vert, plus équitable et plus durable. De mon côté, j’ai aussi fait cette prise de conscience lorsque je suis tombée enceinte. Sachant que tout ce que je mettais sur la peau pénètrait en 26 secondes dans mon organisme et pouvait affecter le développement du foetus. J’ai donc acheter tout ce qui est huile de coco, huile d’amande, huile de géranium en passant par un savon noir naturelle plus doux et de l’eau de rose. Après plusieurs tentative de différents produits naturelles, j’ai aimé l’idée de consommer des matières premières, mais ayant eu une peau acnéiqie jusqu’à début vingtaine et beaucoup de cicatrices ma peau n’a pas apprécié. Je sentais que les boutons revenaient, ma peau était soit trop grasse ou trop sèche… Bref, tout ça pour dire que j’encourage énormément cette façon de consommer, mais pour ma part les produits ne doivent pas être seulement naturelle et pure, mais ils doivent aussi être efficace sinon ma peau n’aiment pas. Je pense que les peaux à problème doivent avoir un routine particulière pour traiter plus en profondeur et plus efficacement. Donc, je consomme des produits à base botanique, éco responsable, éthique et qui ont à coeur l’environnement et le bien-être des gens tout en répondant à mes besoins :)!

  • Jeanica "Miss Jhane" dit :

    Trop bien dit. A New York le magasin Rickys vendait le Savon de Marseilles (brand) je prenais celui a la lavande. C’etait cher car c’etait naturel mais ma peau l’adorait (je vais voir si je peux en trouver en ligne).
    Moi et mes problemes de sante je dois voir a cela, surtout moi qui vise la longevite de ma petite vie.
    Je voudrais faire cela pour mon nouveau youtube channel egalement. Experimenter c’est bien mais conserver c’est encore mieux. Bel article, je suis motivee🙌

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