Je me suis cachée des réseaux sociaux

Je trouve que maintenir une présence dans les réseaux est quelque chose d’anxiogène.

Il n’y a pas si longtemps, j’en ai eu marre d’Instagram. Marre de passer des heures entières à essayer de me distinguer dans l’algorithme, de produire du contenu de qualité qui est de toute façon invisible à cause du nombre et des restrictions imposées par IG. J’ai vécu le syndrome de la page blanche : je savais plus quoi écrire et quelle photo utilisée pour alimenter mon feed et continuer à plaire à mon lectorat.

J’ai tiré sur la plogue, je n’ai pas publié, je n’ai rien mis en stories et je n’ai pas répondu à mes messages. Je suis restée là à regarder les choses évoluées et passées devant moi. C’était absolument nécessaire. Écrire et créer des photos sont avant tout des passions chez moi. Je suis contente du succès qu’engendre ma créativité et je me suis laissée débordée par la situation. Micro-influenceuse, bloggeuse, modèle, on me nomme de plusieurs manières pour qualifier ce job de partage que je fais avec amour. Mais sur les réseaux sociaux, il existe une dictature qui me dépasse. C’est trop, je ne peux plus passer autant d’heures sur Instagram pour continuer à maintenir un minimum de présence.

Je me refuse de dire que la vie avant les réseaux sociaux était mieux.  Notre qualité de vie s’est grandement améliorée depuis lors, sauf que la manière dont ça a été pensé fait en sorte que leur utilisation en devient indispensable. Et c’est là que j’atteins mes limites. J’ai besoin de leur efficacité pour me faire lire, mais je ne peux alimenter une bête qui mange comme un puits sans fond. Donc, je me questionne et j’observe.

Et je me déconnecte.

Oui je fais ça. Moi qui a la réputation d’être addict à mon téléphone. Celle qui documente sa vie comme un roman photo.

Oui je me suis cachée.

Pour vivre de nouvelles expériences, pour admirer de nouvelles créatures. J’ai réappris à feuilleter un livre, à écouter les paroles de chansons inspirantes et à ralentir.

Je sors boire un verre sans forcément faire de stories en format boomerang sur mon cocktail. Je range mon cellulaire et puis j’aime ça.

Je me suis cachée et « Prêt pas prêt » j’y suis allée dans la vraie vie apprécier le temps qui passe sans l’écran de mon IPhone. J’ai vu plus grand et plus clair.

Allez, cache-toi…

 

 

 

1 Comment

  • Agathe dit :

    Tu as raison, les algorithmes des réseaux sociaux sont faits pour les faire vivre, donc poster souvent, jusqu’à l’overdose.
    Moi aussi j’ai décroché et d’autres autour de moi n’y vont que pour voir les profils de la famille souvent éloignée, et plus pour lire les publications des autres. On est gavés de tout ça. Et puis, je préfère l’ambiance personnalisée d’un blog plutôt qu’un profil parmi d’autres sur un réseau social.
    Bye, bye et bonne continuation !

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